Les confiscations de la Révolution
Devenue « dépôt littéraire » en 1794, la future Bibliothèque de Rennes compte alors le fonds de la bibliothèque des avocats au Parlement de Bretagne, auquel s'ajoutent les 7 500 volumes des autres dépôts de la ville, issus majoritairement des saisies des bibliothèques des congrégations religieuses rennaises (bénédictins, carmes, dominicains, franciscains...) et celles des biens de nobles émigrés, dont le président Paul-Christophe de Robien.
A titre d'exemple, c'est de la très riche bibliothèque du Couvent des capucins que provient le Recueil des romans de la table ronde, l'un des plus anciens manuscrits enluminés du Moyen Age.
La tâche des premiers bibliothécaires consistera à classer les 30 000 volumes hérités de la Révolution, en veillant à enrichir le fonds breton à partir de 1840. En 1905, la loi de séparation des églises et de l'Etat apporta, elle aussi, de nombreux ouvrages confisqués.